L’influence des réseaux sociaux sur la publicité

Apoliva, cela vous dit quelque chose ? Et si je vous dit : « La pub qui terrifie les Suédois » ?
Cette campagne de pub pour une marque de beauté met en scène une jeune femme évoquant la mort avec un sourire morbide et une musique mélancolique.
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Le lien avec les produits cosmétiques est difficile à faire, et les réactions des internautes sont fortes. Ils sont même allés jusqu’à créer un groupe Facebook qui fédère plus de 100 000 membres, non pas en soutien de la marque, mais pour exprimer la répulsion vis-à-vis de sa campagne publicitaire. Dramatique disent certains, pari gagné disent d’autres. Effectivement, si le but était de faire parler de la marque, en bien ou en mal, du moment où on en parle, on peut juger que le buzz est bien réussi ! En revanche, si la marque reste dans le « top of mind » des publicités les plus effrayantes pour les cosmétiques, seule l’éventuelle augmentation des ventes pourra valider la réussite de la campagne. L’autre question réside dans la pertinence du jugement des internautes qui ont adhéré aux groupes Facebook (oui groupes, parce qu’il y en a contre, comme il y en a pour) et la réelle importance des réseaux sociaux dans la prise de parole d’une marque aujourd’hui.
Qu’il y ait des réactions diversifiées à une campagne de publicité ne me semble pas étonnant, d’autant plus que la marque a clairement voulu provoquer. D’ailleurs, des réactions il y en a toujours eu, seulement avec l’arrivée des réseaux sociaux, les messages circulent à la vitesse de la lumière et permettent de fédérer autour d’un thème ou d’une opinion. Pour le moment, la diffusion de la campagne n’est pas suspendue, peut-être le sera-t-elle lorsque le groupe Facebook dépassera les 200 000 membres ? Cela prouve bien que les réseaux sociaux sont vecteurs d’opinion, qui ne peuvent être négligés par une marque commerciale. La création d’un groupe autour d’une publicité n’est-elle ni plus ni moins qu’un phénomène de groupe classique, renforcé par l’infrastructure des réseaux sociaux ? Et auquel cas, doit-on vraiment les prendre au sérieux ? Aujourd’hui les débats tournent autour du fautif. Est-ce l’agence de publicité, l’annonceur ou encore le mannequin ? Mais ne faut-il pas plutôt se demander si ce débat est réellement pertinent dans la mesure où il est avant tout au sein d’un groupe où le jugement est affaibli par le besoin d’appartenance à tout prix ? Toutefois, par sa résistance manifeste face à la pression des internautes, Apoliva nous laisse deviner une certaine réussite de l’opération et nous attendons avec impatience de savoir si les ventes sont au rendez vous…

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